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Du personnel d’Auchan O. accusé de cruauté sur des chats.

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Isasza
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MessageSujet: Du personnel d’Auchan O. accusé de cruauté sur des chats.   Mer 10 Sep 2008 - 21:49

http://www.associationstephanelamart.com/index.php?n=278





Du personnel d’Auchan Olivet accusé
de cruauté sur des chats





Cinq responsables et agents du
service sécurité de l’hypermarché du Loiret ont été licenciés. Ils sont accusés
de cruauté envers des félins, tués en dehors des heures d’ouverture par gazage
et morsures à mort par un chien.





Gazés, mordus à mort et peut-être
aussi tués par d’autres moyens : des chats ont été « massacrés » ces derniers
mois dans l’enceinte d’Auchan Olivet (Loiret), en dehors des heures
d’ouverture. Alerté, Christophe Jolivet, le directeur, a auditionné, en
juillet, l’équipe de sécurité. Six d’entre eux ont été sanctionnés par une mise
à pied conservatoire. Au final, trois donneurs d’ordre, occupant des fonctions
hiérarchiques déterminantes au sein du service de sécurité, et deux exécutants
agents de sécurité ont été récemment licenciés.





Des chats morts dans des sacs
poubelle





Il arrive à l’hypermarché d’être
confronté à la présence de chats. Selon nos informations, recoupées en deux
mois d’enquête, au lieu de les remettre à la SPA après capture dans des cages,
des agents de sécurité ont choisi une méthode radicale : les tuer eux-mêmes. «
Il y a eu plusieurs actes de cruauté et barbarie sur plusieurs chats libres,
dont certains probablement domestiqués car ils se laissaient facilement
approcher », affirme un informateur qui tient à conserver l’anonymat et qui
dispose de témoins.





Des sacs contenant des chats morts
et enfermés dans le local Sprinkler (fermé à clef et accessible uniquement au
service de sécurité) ont été photographiés : « Un collègue est tombé par hasard
dessus. Il a fait un bond en arrière en découvrant les chats morts dedans »,
explique un observateur. Les personnes licenciées ont d’ailleurs reconnu
certains faits.





Des chats préalablement enfermés
dans des sacs poubelle ont été gazés avec du CO2, issu d’extincteurs : ils ont
été tués sur le coup par le froid. En quelque sorte cryogénisés !





Une vidéo d’attaque de chien sur un
chat





Une vidéo, que nous avons visionnée,
a circulé sur Dailymotion, début juillet : on y voit un chien, de type Jack
Russell terrier, s’acharner à mordre un pauvre chat coincé dans une trappe et
l’on y entend une voix rigolarde et reconnaissable encourageant le chien. C’est
celle de son maître, licencié depuis.





Les traces de sang et le poids de la
bête agonisante font qu’on ne peut guère confondre ce chat avec, par exemple,
une peluche qui aurait servi à une simple mise en scène. « Ce type de chien a
une capacité d’attaque très courte : il mord, il recule. La mise à mort a eu
lieu avant le déclenchement de la vidéo », affirme un informateur.





L’enquête de police réclamée par le
parquet d’Orléans devra recouper ces accusations - reconnues par les licenciés.
Et devra aussi déterminer s’il n’y a pas eu d’autres actes cruels. Y a-t-il eu,
entre autres, des chasses aux chats, à la chevrotine, organisées par quelques
membres du personnel du service de sécurité également chasseurs et qui auraient
amené leurs armes personnelles ?





Un tireur d’élite refuse de
participer : il est licencié





Un informateur affirme qu’un tireur
d’élite, agent de sécurité, aurait refusé de participer aux tirs lors de
chasses aux chats, préalablement pris dans les trappes, le soir et le dimanche.
Il aurait toutefois assisté à certaines scènes dans le cadre de son service et
aurait été « contraint de réorienter les caméras de vidéo-surveillance pour ne
pas enregistrer les actes de violence ». Face à ses refus persistants de tirer,
il aurait alors été mis à l’écart. Une chose est sûre : il a proféré des
menaces verbales à un coordinateur de sécurité et a été licencié le 7 juin pour
faute grave en raison d’une incompatibilité relationnelle avec la hiérarchie de
son service. Ce licenciement est désormais entre les mains d’un avocat et
devrait être jugé aux prud’hommes.





Selon les dires de personnels
d’Auchan, il y aurait eu une trentaine de chats tués dans la surface de vente
et dans la réserve du magasin en 2007 et 2008. Invérifiable pour l’instant.
Dans le voisinage, un homme affirmerait, sans avoir porté plainte, avoir perdu
quatre chats tatoués. Hasard ? Stéphane Lamart, d’une association de protection
des animaux, espère que la révélation au grand jour de l’affaire étoffera les
témoignages.





Reste à savoir si d’autres membres
du personnel se seraient joints aux agents de sécurité incriminés et comment la
direction a pu ignorer ces atrocités. « Beaucoup de gens étaient au courant.
Avant, ça ne se passait pas comme ça. L’ancienne directrice, qui aimait
beaucoup les chats, avait donné des ordres clairs à l’ancien chef de sécurité
qui les appliquait. Un piégeur professionnel d’Olivet passait », confirme un
informateur. Il y a assurément eu dérive au service de sécurité.





Une interview de Christophe Jolivet,
le directeur d'Auchan Olivet






Comment expliquez-vous les actes de cruauté ?





Il y a eu violation de procédure.
J'ai été mis au courant en juillet par un coup de fil et j'ai mené une enquête.
J'ai remarqué des faits que je ne cautionne, personnellement et
professionnellement, absolument pas, notamment la maltraitance sur
animaux. J'ai pris mes responsabilités. Quelles que soient leurs
fonctions, cinq personnes ont été licenciées.





Cette affaire risque de ternir
l'image d'Auchan





Nous avons quasiment 500 salariés
sur le magasin. Le petit groupe d'individus licenciés ne doit pas jeter le
discrédit sur l'ensemble du personnel. Ce qui s'est passé ne correspond
absolument pas aux valeurs de l'entreprise.





Comment expliquent-ils leurs gestes
?





On n'est plus dans de la bêtise,
c'est de la faute plus grave. Ils ne sont pas fiers de ce qu'ils ont fait. Ils
ne se rendaient pas bien compte de la gravité. Ils ont perdu le sens commun.





Sont-ils licenciés pour faute lourde
ou faute grave ?
Pour faute grave.





Ils toucheront donc des indemnités.
Pourquoi la faute grave, alors qu'ils risquent d'aller au pénal ?





Pour une faute lourde, il faut une véritable
envie de nuire. Derrière, on peut imaginer une action prud'homale. Il faut être
très pragmatique. Mais je ne veux pas leur apporter de circonstances
atténuantes.





Auchan région Centre ou Auchan
France vous ont-ils imposé les licenciements ?





Non. Ils ne sont pas intervenus. Ce
problème de cruauté envers des animaux est local. Il ne faut pas tomber dans un
schéma caricatural. Il ne nous arrive que de temps en temps de trouver un chat
dans notre enceinte.





Qu'ont reconnu les licenciés lors de
leurs entretiens préalables ?





L'utilisation du CO2.





Combien de fois ?





Je ne sais pas vous dire. Je ne
minimise pas, mais ça reste très limité.





Et l'utilisation des chiens ?





Ils ont utilisé un chien pour faire
sortir les chats d'une cour de service.





Sur la vidéo, un chat était captif.
Je n'ai pas vu la vidéo. Je ne sais pas si elle a été tournée à Auchan.





Mais vous avez licencié le maître du
chien à l'action sur la vidéo
C'est un petit groupe. Il y a eu des recoupements.





Avez-vous entendu parler de chats
enfermés dans des sacs et balancés contre les murs ?





Pas à ma connaissance. Il ne faut
pas caricaturer les choses.





Mais la rumeur circulant, leur
avez-vous posé cette question ?





Mon rôle, c'est de prendre des
décisions à partir de faits bien précis. L'enquête a été menée sérieusement.





Les éventuels tirs à la carabine
ont-ils été intégrés dans les licenciements ?





Non. Un des licenciés m'en a parlé.
Ce n'est pas facile à recouper.





C'est aussi gênant de savoir que des
agents pourraient introduire des armes sans que la direction ne s'en rende
compte (...)
Ça s'est passé en dehors des heures d'ouverture.





La personne licenciée pour menaces
sera-t-elle réintégrée ?
Non, je ne lie pas les deux affaires.





L'ancienne directrice avait donné
des consignes strictes sur la capture des chats. Avez-vous fait de même à votre
arrivée en 2006 ?





Il n'y a eu aucun changement. Les
consignes ont été réaffirmées ces derniers temps.





Donc, depuis la révélation aux
sociétés protectrices des animaux.





Tout le schéma de procédure est
obligatoirement appliqué : quand un chat est capturé, il peut être proposé à
l'adoption aux salariés ou à des clients, ou on le remet dans la nature, ou on
le porte à la SPA (ce qu'on a fait il y a trois semaines et en début d'année).





Que répondre à ceux qui disent qu'il
est moins coûteux en argent et en temps d'abattre un chat que de le confier à
la SPA ?





Vous savez, dans une entreprise qui
reçoit plus de deux millions de personnes, il y a énormément de frais ! Ces
actes de cruauté n'ont pas duré des mois.





Ce n'est pas ce qu'on dit...





C'est surtout sur le début de
l'année. Il y a très peu de chats capturés. Ce n'est pas comme si on partait
avec des semi-remorques !





Craignez-vous une enquête judiciaire
?





Ce n'est pas une histoire de «
craindre ». Savez-vous que j'ai déposé plainte contre X pour cruauté envers les
animaux ? Toute personne qui viole des procédures sait qu'elle peut se
retrouver sans travail.





Comment avez-vous restructuré le
service de sécurité qui a perdu cinq de ses vingt membres ?





Une structure de gens en formation
nous a fourni des personnes. Des agents sont venus de St-Jean-de-la-Ruelle,
Bordeaux, Périgueux. Aujourd'hui, j'ai une équipe complète.





SOURCE DU Journaliste
Anne-Marie Coursimault
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