Je viens ici raconter l'histoire de Buddha.
En Mai 2006, ma meilleure amie (et colocataire) et moi-même fîmes la connaissance de 2 petits chatons d'une semaine à peine, deux frères issus de la même portée. Chacune choisit (et se fit en quelque sorte choisir par) le sien. Nous les adoptâmes 1 mois et demi plus tard et leur arrivée dans l'appartement parisien y amena beaucoup de vie, d'amour, et de bonheur.Nous les baptisâmes Buddha (tigré noir) et Plume (blanc et gris).
Il y a un mois, Buddha, dans un élan instinctif, tomba par la fenêtre (pourtant sécurisée...mais pas assez) depuis le 3ème étage en pourchassant une mouche. Il rencontra des obstacles et fit une mauvaise chute sur le flanc droit. Il se retrouva avec 3 méchantes fractures, des lésions au foie, et un état de choc. Il passa quelques temps à la Clinique vétérinaire, sous Morphine, le temps de récupérer et de pouvoir supporter l'intervention chirurgicale, qui eut lieu quelques jours plus tard.
Il rentra ensuite à la maison, très fatigué, mais déjà en meilleure forme.
Après diverses hésitations, ma meilleure amie et moi-même, sachant Buddha tiré d'affaire, décidâmes de partir en vacances, ce qui était prévu depuis des mois. Nous les laissâmes, son frère et lui, aux bons soins de la famille qui occuperait l'appartement en notre absence et veillerait sur eux.
Au bout d'un jour et demi, Buddha dut être réhospitalisé car il avait de la fièvre et ne s'alimentait plus. De plus, il dut être réopéré car l'une de ses fractures s'était mal consolidée. Mais il récupéra doucement, avec des hauts et des bas. Il continua à avoir de la fièvre un certain temps et fut mis sous antibiotiques. Il avait en réalité déclaré une péritonite suite à des lésions au niveau du pancréas, complication tardive due à sa chute. Pourtant, 48h avant notre retour, il avait repris des forces et retrouvé un certain appétit. La fièvre était tombée.Il allait mieux.
Puis nous rentrâmes.
Notre Buddha devait l'avoir senti car il se dégrada à nouveau très vite. Sa température, cette fois, baissait anormalement, signe que son organisme peinait à lutter contre l'infection. Nous allâmes lui rendre visite dès que possible.Lorsque nous le retrouvâmes, il avait beaucoup maigri, était très faible, et ne mangeait à nouveau plus. Nous passâmes quasiment 2 heures à le câliner et il ronronna beaucoup.
Le lendemain matin, nous lui rendîmes à nouveau visite. Sa température avait chuté à 33°C, malgré les bouillottes sur lesquelles il était installé. On nous annonçà qu'on était au bout de tous les soins possibles et qu'il ne passerait pas la journée.
Alors nous restâmes auprès de lui, à le caresser, le bisouiller, essayer de le réconforter. Il avait des moments de calme, mais souffrait beaucoup dès qu'il essayait de bouger. Il ne savait plus dans quelle position se placer pour être soulagé et miaulait à fendre l'âme. le voir ainsi était insupportable.Il n'y avait plus rien à faire.
A midi, nous prîmes la douloureuse décision de le faire euthanasier, et Buddha s'endormit entre nos mains, sous nos caresses.
Depuis, nous sommes inconsolables.
Le vide dans l'appartement est insupportable. Ses petites manies, sa façon d'être là, les endroits où il aimait dormir, tout nous rappelle son absence et tout ce que nous aimions en lui. Son frère Plume se retrouve tout seul et semble parfois flairer, écouter, comme pour le chercher.
Le chagrin est indicible, et la vie trop injuste, car 2 ans de vie, c'est bien trop court, et tant de souffrance pour une petit bête si gentille, si courageuse, c'est bien trop dur.
Mon Buddha, notre Buddha, tu nous manques, nous te portons dans nos coeurs de toutes nos forces et te souhaitons un beau voyage. On se retrouvera.